Artisanat / Métiers d’art / Antiquités

Artiste peintre et auteure

Avant de peindre, Marie-Laure Tournier a appris à mesurer. Sa formation scientifique lui a transmis une façon particulière de regarder le monde — analytique, curieuse, jamais satisfaite — qu'elle a fini par retourner vers la peinture comme vers un territoire inexploré.
C'est cette même soif de découverte qui l'a conduite à se former auprès du peintre Casimir Ferrer, et qui continue de guider une pratique en perpétuelle expansion. Son œuvre explore la tension entre héritage antique et langages scientifiques contemporains : des toiles où bustes fragmentés, pigments minéraux et spectres lumineux coexistent dans un équilibre volontairement instable, à la croisée du geste poétique et de l'acte de connaissance.
Après une première période d'expositions, elle choisit aujourd'hui de se recentrer sur la création — un retrait qui ressemble davantage à une mise en élan qu'à une pause — avant d'aller à la rencontre d'un public plus averti, sensible aux enjeux de l'art contemporain.
Son œuvre pose une question qui ne la quitte pas : que reste-t-il de nos mythes lorsqu'ils rencontrent nos sciences ?
 
Démarche artistique
Mon travail prend racine dans une tension : entre l'héritage de l'Antiquité et les langages de la connaissance scientifique. Sculptures fragmentées, fresques érodées, motifs architecturaux — non pas comme des reliques, mais comme des matrices vivantes, en résonance avec les outils d'aujourd'hui : schémas, grilles, spectres lumineux.
Chaque toile est un palimpseste où les temps coexistent sans se résoudre. Les matières portent cette stratification : pigments et reliefs pour la mémoire, surfaces glacées pour l'analyse, touches iridescentes pour ce qui reste à venir.
Ce qui m'intéresse n'est pas ce que les formes anciennes ont été, mais ce qu'elles peuvent devenir sous mon regard. Je les réorganise, les hybride, les tords — jusqu'à ce qu'elles disent autre chose, quelque chose qui n'appartient qu'à ce moment de peinture.
Mes œuvres ne représentent pas : elles dissèquent, recomposent, inventent. Elles proposent une archéologie du regard où mythe et science ne s'opposent plus, où la peinture tient à la fois du geste poétique et de l'acte de connaissance.
L'œuvre devient un lieu de rencontre entre mémoire, mesure et imagination — une invitation à voir le monde comme un espace vivant, toujours en train de se recomposer.
Visites de l’atelier sur RDV. Je publie régulièrement de nouveaux articles. Gardez un œil sur mon blog pour ne rien rater des évènements, de mes inspirations et réflexions, mes recherches, et... bien sûr de mes créations !

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